La journée étant libre, nous avons opté pour l’excursion aux "Blue Mountains", en compagnie d’un couple de retraités d’Île-de-France, de notre Guadeloupéen et d’un jeune Parisien. Notre guide est un Français établi depuis une dizaine d’années dans le coin de Sydney, et originaire du Sud-Ouest.
On part tôt (7h30), ce qui ne sera qu’une répétition édulcorée des levers matinaux qui parsèmeront le séjour…
On prend une "Roadway", un compromis entre nationale et autoroute. Bizarres, ces routes australiennes : les voitures y côtoient des piétons, des cyclistes et même des trottinettes ! On passe l’un des grands ponts de Syd’, le "ANZAC Bridge", baptisé et construit en hommage aux soldats australiens (le A) et néo-zélandais (le NZ) impliqués dans la 1e Guerre Mondiale. On est également passés à proximité du site des JO de 2000.
Les Blue Mountains sont à une petite heure de route de Syd’, et effectivement ça monte assez rapidement ! Quelques lacets de montagne et nous voici au premier panorama… A couper le souffle ! Au sens littéral aussi : vent à écorner un bœuf + falaises à pic = prudence redoublée…
Il flotte sur l’immense forêt une brume bleutée du plus bel effet, d’autant que le Soleil est revenu. Cet effet bleu, qui donne son nom aux montagnes, est dû à l’huile d’eucalyptus qui s’évapore et se mélange à l’humidité de l’air. La forêt est donc composée de milliers d’eucalyptus ! L’occasion pour nous d’apprendre qu’il en existe plus de 400 sortes différentes. Moi qui pensait bêtement que l’eucalyptus était un arbre et point final…
On traverse plusieurs villages charmants, ornés de rhododendrons arborescents. Tout est immense dans ce pays, décidément, même les fleurs !
2e arrêt panorama pour les "Three Sisters", rochers singuliers dont le guide nous raconte la légende aborigène.
Il était une fois un grand sorcier, qui vivait dans la forêt avec ses trois filles. L’endroit était aussi la tanière d’un mille-pattes géant et fort peu amène… Le sorcier, lorsqu’il partait chasser, demandait à ses filles de grimper au sommet d’une colline afin de surveiller le pays et de le prévenir de l’éventuelle approche du monstre. Un jour, elles repérèrent effectivement le mille-pattes en approche, mais celui-ci, rusé, tourna brusquement pour les attaquer. Le sorcier, voyant venir le danger, changea ses filles en rochers pour les prémunir des agressions du monstre. Celui-ci, furieux, se retourna contre le sorcier. Lors de la bataille, notre homme perdit son bâton de sorcier, et n’eut que le temps de se changer en oiseau-lyre. Il échappa donc au mille-pattes en s’envolant. Depuis, l’oiseau-lyre gratte le sol de la forêt, à la recherche de son bâton de sorcier, afin de redonner à ses filles leur forme humaine… En attendant, elles restent pétrifiées, formant les fameuses "Three Sisters". J’ai adoré ce conte, car il intègre parfaitement à la fois le paysage et les habitudes des animaux locaux !
Un peu de marche (facile) pour descendre admirer une cascade, qui se jette dans la forêt le long d’une falaise.
On a également entre-aperçu un aborigène en tenue traditionnelle, le corps et le visage tout peinturlurés, et qui jouait du didgeridoo. La sonorité de cet instrument est très particulière !
On a ensuite pris la direction de la forêt pluvieuse ("rain forest"), vestige de temps anciens, qui a pu se conserver à l’abri (humide) d’une barre rocheuse. La descente en téléphérique est étonnante, car bien raide…
A se promener entre les arbres centenaires et les fougères géantes, on aurait presque espéré apercevoir un dinosaure au détour du chemin ! La Dame Chance est avec nous, car nous parvenons à voir deux oiseaux-lyres en pleine parade nuptiale ! Le guide nous confirme que c’est plutôt rare d’en voir, nous sommes donc aux anges !
Ce n’est pas tout de descendre dans la forêt, il faut aussi remonter. Il y avait dans le temps une exploitation minière dans ce secteur, on prend donc le train de la mine ! Le départ s’effectue presque couchés dans les wagons, et nous comprenons rapidement pourquoi : la pente est si raide que de couchés, nous nous retrouvons assis… Plus authentique et fort en sensations que celui de Disney !
On déjeune ensuite à Leura, charmant village qui sera malheureusement touché quelques jours plus tard par un énorme incendie…
La nourriture est basique, et les Australiens ont une curieuse façon de préparer les légumes : ils les cuisent "al dente" ! On se retrouve donc avec des légumes chauds, mais crus, ce qui est assez déstabilisant.
On a ensuite passé l’après-midi au "Featherdale Wildlife Park". Beaucoup d’animaux sont en semi-liberté et se baladent parmi les visiteurs, surtout des wallabies (sorte de petits kangourous) et des oiseaux.
J’ai pu caresser un wallaby et surtout un koala !!! Le wallaby est un peu rêche, mais le koala a un pelage très doux, et sent fort l’eucalyptus. Et ils sont tellement mignons, de vraies peluches vivantes. Nous apprenons qu'un koala dort environ 18h par jour (JE VEUX ME REINCARNER EN KOALA!!!!!). Ils ne se nourrissent que de feuilles d'eucalyptus, qui sont peu énergétiques et surtout toxiques. C'est ce qui explique le peu de vivacité des koalas : entre le faible apport énergétique de leur nourriture et le temps mis par leur organisme à éliminer les toxines des feuilles, il ne leur reste pas beaucoup de temps sur une journée.
On a aussi vu des dingos (chiens sauvages), un crocodile de 4m de long :
des émeus (sorte de grosse autruche, au regard particulièrement stupide), des wombats (marsupiaux ressemblant à des petits oursons, très mignons mais placides) :
des kangourous de diverses sortes, et un Diable de Tasmanie ! En vrai, rien à voir avec Taz, le personnage de cartoon. La ressemblance est très lointaine… Cet animal m’a fait de la peine : il tournait littéralement en rond dans son enclos, courant inlassablement le long du même parcours…
Passage obligé par la boutique de souvenirs, dont je suis sortie les bras chargés de peluches, puis retour définitif à Sydney.
Notre hôtel se trouve dans un quartier fort animé, et il est difficile de dormir tant le bruit est fort, même la nuit…
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