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Je suis une jeune trentenaire. Je travaille dans une banque, dans la communication, et j'ai des loisirs variés. J'aime surtout écrire, et c'est principalement pour cette raison que j'ai ouvert ce blog! Vous en apprendrez plus sur moi au fil des "humeurs d'un paradoxe"...

dimanche 23 octobre 2011

12 septembre 2011 – Sydney – Ayers Rock

Les choses sérieuses commencent ! Décollage matinal de Sydney vers Ayers Rock, dans le Centre Rouge (qui porte bien son nom). Le vol s’est bien passé, même si la collation servie par Qantas est plus que succincte…
Ayers Rock (dans l’état des "Northern Territories") est la "ville" la plus proche du site aborigène le plus sacré : Uluru, un immense monolithe de pierre rouge posé au milieu du bush. Déjà, l’aéroport semble perdu au milieu de nulle part. Et plus on s’approche d’Uluru, plus ça semble paumé. Enregistrement et dépôt des bagages au Outback Pioneer. Cet hôtel est constitué de plusieurs bungalows de 6 chambres chacun. C’est simple, mais le nécessaire est là, et c’est propre.


Puis cap sur Uluru et le centre culturel aborigène.

Cet endroit permet d’avoir quelques bases sur le monde des aborigènes et sur leur mode de vie. Ils sont totalement en fusion avec la nature, au point de se considérer non pas comme un élément "individuel", mais comme simple partie d’un Grand Tout (vision opposée à notre "ethnocentrisme" européen). Tout a été crée et façonné par leurs ancêtres, y compris la Terre qu’ils occupent depuis 40.000 ans… et le Temps. Certains tribus aborigènes ont été "découvertes" il y a 20 ans seulement. 40.000 ans sans contact avec l'homme blanc et sa civilisation !
Malheureusement, le timing étant serré, on n’a pas pu passer autant de temps qu’on l’aurait voulu dans ce centre…


Ensuite, départ pour une petite promenade autour du rocher. Le site est majestueux, emprunt de solennité, de spiritualité et de calme. 


Il est déconseillé de faire l’ascension du monolithe, on a même interdiction formelle d’en photographier certaines parties (c’est dire l’aspect sacré de l’endroit !). Pourtant, quelques touristes, en majorité des Asiatiques, sont en train de grimper le long de l’unique chemin accessible… La pente est tellement raide qu’une rambarde de corde a été posée pour faciliter un peu la grimpette. En bas, de nombreux panneaux rappellent et insistent sur le caractère sacré du monolithe, sur ce que son ascension a de dangereux et sur le fait que, normalement, elle est réservée uniquement aux plus hauts personnages du monde aborigène (soit 4 ou 5 personnes dans toute l’Australie à l’heure actuelle). Les Aborigènes n’interdisent pas l’ascension d’Uluru, ils nous demandent simplement de respecter et de ne pas violer leurs lieux sacrés.

Chaque trou, chaque ligne du monolithe a une explication des plus imagées dans le vaste légendaire aborigène. Ces histoires permettent notamment, grâce à leurs morales, de faire l’éducation des enfants. 



 
On y retrouve des hommes-lézards, des femmes-serpents, des gentils serpents et des serpents méchants (les Liru), des cérémonies magiques, des batailles titanesques, l’orgueil puni, la convoitise et le vol sévèrement réprimandés, la notion de propriété des proies (celui qui la mange, c’est celui qui l’a tuée et personne d’autre), le respect absolu du Vivant (on ne prélève que ce dont on a besoin et pas plus) et du deuil (lorsqu’un Aborigène meurt, il est interdit de prononcer son nom ou de montrer l’une de ses photos pendant une certaine période). Des notions qu’on devrait remettre au goût du jour, parfois, dans nos sociétés occidentales…
La marche fut agréable, le Soleil ne tapait pas trop fort, mais il y avait beaucoup de mouches.

Pour finir agréablement cette belle journée, on a assisté au coucher du Soleil sur Uluru ! Les changements de couleur furent splendides, et on a même eu la chance d’avoir un beau lever de Pleine Lune alors que le Soleil disparaissait. 



Ce fut aussi l’occasion d’un apéro en pleine nature, dans ce cadre grandiose, avec amuse-gueules et vin mousseux australien plus qu’acceptable !


Retour à l’hôtel, dîner amusant de barbecue "do it yourself" (on choisit sa viande et on va la faire griller soi-même), sur fond de musique live trop forte…Nous nous grillons des brochettes de kangourou!

Coucher de bonne heure parce que demain, réveil à 4h30 pour voir le lever du Soleil sur les Monts Olga (ou Kata Tjuta en aborigène)!

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