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Je suis une jeune trentenaire. Je travaille dans une banque, dans la communication, et j'ai des loisirs variés. J'aime surtout écrire, et c'est principalement pour cette raison que j'ai ouvert ce blog! Vous en apprendrez plus sur moi au fil des "humeurs d'un paradoxe"...

samedi 29 octobre 2011

13 septembre 2011 – Kata Tjuta – King’s Station


Entre le lever aux aurores, le petit-déjeuner bizarroïde sous forme de "box", et la soi-disant balade qui s’est révélée en fait une rando en montagne, la matinée s'est révélée sportive et fatigante!
7km de marche dans la caillasse montagneuse, soit 4h à faire attention à chaque instant où on met les pieds pour ne pas glisser et se casser la figure…
Autant vous dire que je n’ai pas vraiment profité du paysage ! Je me suis tordue violemment la cheville par deux fois, et j’ai même (honte suprême) réussi à me casser complètement la figure à 20m de l’arrivée ! Bilan : un trou dans mon pantalon, un trou dans ma main, et un trou dans mon amour-propre (plutôt poussiéreux, il faut l’admettre)…
Ci-desous votre humble servante en pleine "action"!


Les paysages sont très rocheux. La végétation est présente, et plus luxuriante que ce à quoi on s'attendait. Le guide nous explique que sur les derniers 18 mois, il est tombé bien plus de pluie que d'habitude, d'où la (relative) abondance de végétation.

Kata Tjuta signifie "nombreuses têtes" : c'est un massif composé de 26 sommets arrondis par l'érosion.


Bon, on aura quand même aperçu 2 kangourous sauvages ! Pas effrayés du tout, ils ont tranquillement continué à brouter (si ce terme s’applique aux kangourous) pendant qu’on les mitraillait…


Le déjeuner nous ragaillardit : salade, carottes, fromage, poulet, du pain et un fruit, le premier repas vraiment équilibré d’Australie ! Ensuite quelques heures de bus, direction King’s Canyon ou plutôt King’s Station (station = ferme ou exploitation agricole). 
La route (highway) est tout droite à travers l’Outback. On est au milieu de nulle part. De temps en temps on croise un « road train », ces immenses attelages de plusieurs remorques tirées par un camion. Il y a de très rares constructions au bord de la route, station ou point de restauration. On a fait deux arrêts en route : l’un pour admirer le Mount Connor (que certains touristes mal informés confondent avec Uluru) et un superbe lac salé en face, et l’autre pour la corvée de bois, campement du soir oblige !
Ci-dessous, le lac salé et le Mont Connor.




On s’est arrêtés au niveau d’un brûlis (les Aborigènes le pratiquent régulièrement, pour régénérer la végétation et pour prévenir les risques d’incendie incontrôlés). C’est une technique qu’ils maîtrisent parfaitement au point que les Rangers des Parcs Nationaux viennent se former chez eux ! Notre guide nous briefe rapidement : on prend des branches, pas des brindilles, mais pas trop grosses non plus (sinon elles ne rentrent pas dans la caisse du bus), et "si ça bouge, c’est pas du bois", ce qui deviendra notre leitmotiv pour le reste du séjour ! Et nous voilà partis glaner des branches, rapidement dégueulasses car le bois brûlé, ça laisse des traces noires partout… Mais on s’amuse comme des petits fous !

On repart avec notre cargaison de bois, et on arrive à King’s Station. C’est une "petite" exploitation de1700 km². En Australie, la taille moyenne des stations est de 2500 à 3000 km², la plus grande fait 50.000 km² (une broutille à l’échelle du pays!). Les campements sont situés sur le territoire de la ferme. Il y a plusieurs groupes de baraques en toile et en tôle, tous sur le même modèle : tentes un peu militaires regroupées autour d’un bâtiment en dur qui sert de cuisine et de salle à manger. A côté, un large cercle de pierre : le feu de camp.


Les tentes sont sommaires, en toile, triangulaires, équipées d’une double "porte" (moustiquaire), avec deux lits de camp à l’intérieur, deux sacs de couchage bien épais, une petite table et une lampe-dynamo (à manivelle).
La cuisine est luxueuse : électricité, frigos, eau courante, évier ! Chacun reçoit un "sac à viande", à mettre dans le sac de couchage pour qu’il reste propre, et une serviette de toilette. Les douches et WC sont communs à tous les campements, les installations sanitaires étant réparties un peu partout. Pas mal du tout, les sanitaires, même si le chemin pour y aller n’est pas éclairé ! Adieu donc pause pipi nocturne… Car ce ne sont pas les lampes-dynamo qui permettent d’éclairer le chemin pour se déplacer dans le camp : même en tournant comme une forcenée pendant plusieurs minutes, la mienne n’éclaire bien que quelques secondes…

On a hissé les valises dans les tentes, aidé comme on a pu à la cuisine, puis on est partis admirer le coucher du Soleil sur une hauteur, avec l’apéro sous le bras sous la forme de 2 cubis de vin Australien (un de blanc, l’autre de rouge)! C’était splendide.


(cette photo a nécessité plus de 15min de poses avant d'être réussie!)


On est redescendus comme on a pu dans le noir (pas facile, surtout après l’apéro !). Le temps d’une douche rapide et glaciale (le bâtiment est plein de courant d’air), et ce fut l’heure du repas. Les guides n’avaient pas chômés en notre absence : pain de maïs aux herbes, poulet "cocotte" cuit au feu de bois et poêlée carottes-oignons-butternut (une sorte de courge), un régal !




Après la vaisselle, on a traînassé un peu autour du feu de camp, le temps de faire griller quelques marshmallows, puis on est partis se coucher. Le plus dur a été de s’introduire dans le sac de couchage…

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