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Je suis une jeune trentenaire. Je travaille dans une banque, dans la communication, et j'ai des loisirs variés. J'aime surtout écrire, et c'est principalement pour cette raison que j'ai ouvert ce blog! Vous en apprendrez plus sur moi au fil des "humeurs d'un paradoxe"...

mercredi 5 octobre 2011

7 au 9 septembre 2011 – Voyage + Sydney

Pour un voyage, ce fut un voyage ! Jugez plutôt :
  • 1h de voiture jusqu’à la gare TGV la plus proche
  • 1h et quelques de TGV jusqu’à Roissy (avec un changement profondément débile à Marne-la-Vallée, vive la SNCF…)
  • 3h d’attente à l’aéroport, entre l’arrivée, l’ouverture de l’enregistrement et l’embarquement
  • 12h de vol jusqu’à Hong-Kong
  • 2h30 de transit à Hong-Kong
  • 9h de vol jusqu’à Sydney

En tout, on était "sur la route" quelque chose comme 28h… Et ce fut crevant, surtout pour moi qui suis complètement paniquée dans un avion…
Mais bref, ça en valait largement la peine ! Arrivée matinale à Sydney (6h heure locale), il fait tout gris… Après avoir trouvé notre guide, on passe un long moment à attendre dans le hall d’entrée, puis dans notre bus, que les derniers membres du groupe arrivent. On aura le fin mot de l’histoire sur ce retard le lendemain : une perte de valise pour un voyageur en provenance de Londres. Notre groupe se compose de 13 personnes, à peu près également réparties entre trentenaires et sexagénaires-retraités, venus des 4 coins de France et d’Outre-Mer (nous accueillons notamment un Guadeloupéen).


La fatigue se fait sentir, et le froid avec elle… On se voit "généreusement" accorder une heure pour s’installer dans nos chambres et prendre une douche. C’est un peu juste, mais passons, on n’est pas au bout du monde pour se reposer ! Nous voilà donc partis à pieds dans Sydney, plus précisément dans le quartier de Woolloomooloo (ça en fait, des "o" !). Ce mot signifie "petit kangourou" en aborigène. C’est un quartier plutôt chouette, on croise tout d’abord beaucoup de petits hôtels de "backpackers" (les touristes au long cours qui visitent l’Australie sac au dos, une institution là-bas). L’architecture est typiquement victorienne (Sydney – prononcez "Sidni" – a été fondée par les British en 1788) : de petits bâtiments avec des balcons ornés de rambardes en fer forgé très travaillées.


Petite anecdote savoureuse : lorsque les Européens sont arrivés en Australie, ils ont demandé aux Aborigènes comment s’appelaient ces drôles d’animaux qui sautent sur leurs pattes arrières. Ce à quoi les locaux, ne comprenant pas la langue de Shakespeare, ont répondu "kangourou" = "je ne comprends pas" en aborigène…C’est pourquoi cet animal bondissant doit son nom à un malentendu linguistique !

Puis on descend par un petit escalier ; premier aperçu de la "skyline" de Sydney, le quartier des affaires nous fait face. C’est le seul endroit de la ville où il y a des gratte-ciels, partout ailleurs ce sont des immeubles à taille humaine et beaucoup de maisons individuelles, ce qui fait de Syd’ une ville plutôt agréable, aérée et pas étouffante comme le sont souvent les grandes villes en Europe (ou ailleurs). 


Une chose nous surprend : l’hiver vient seulement de se terminer mais tout est vert, car la végétation est essentiellement constituée d’arbres à feuillage persistant.

On passe devant la base de la Navy australienne, un destroyer est ancré dans le port. La guide nous désigne également une petite bicoque posée sur un coin de trottoir, le "Harry’s, Café De Wheels". C’est l’une des plus fameuses adresse de restauration rapide de la ville, et le rendez-vous des noctambules affamés. Il paraît qu’on y fait la queue la nuit pour savourer la spécialité locale, les "pies" (tourtes à la viande), avec leur touche maison : une couche de purée de pommes de terre et une couche de purée de petits pois, le tout arrosé de sauce brune. On aura l’occasion de s’en délecter un soir, et c’est délicieux !

Le temps est par contre tout sauf superbe… Il pleut, une petite bruine fine et collante, et il y a du vent. On est gelé…

On se rend ensuite au Jardin Botanique de la ville, un superbe parc où les visiteurs sont encouragés à, je cite, "marcher sur les pelouses, pique-niquer, sentir les roses et faire des câlins aux arbres". Ce que je m’empresse de faire avec un vénérable eucalyptus au parfum pénétrant !

Court trajet en bus pour atteindre l’autre côté de la baie de Sydney, Watson’s Bay. Première fois que je vois le Pacifique, c’est impressionnant ! Première vision lointaine du célèbre opéra de la ville, et de Harbour Bridge, le célèbre pont de Sydney, constitué d'une seule arche. 


On se promène dans un autre parc, plus minéral celui-là, et tristement célèbre dans toute l’Australie. Comme il donne sur la côte, du haut de falaises escarpées, il est réputé auprès de tous les suicidaires du pays… Partout des panneaux "Hold on to hope" avec le numéro de téléphone de l’équivalent local de SOS Amitié, des doubles clôtures aux abords des falaises et des caméras de vidéo-surveillance. Un peu sinistre, mais je pense que sous le Soleil cet endroit doit révéler tout son charme.




Déjeuner délicieux de "fish’n’chips" chez Doyles, institution locale fondée en 1885 et tenue par la même famille depuis 5 générations. Mais qu’on a froid… Le lieu est habité de courants d’air… 

 

On repart en ferry vers l’Opéra, symbole mondialement connu de la ville. La guide nous conte son histoire : fruit d’un concours d’architectes lancé dans les années 50, c’est le Danois Jørn Utzon qui le remporte. Mais les difficultés techniques sont à l’époque énormes pour bâtir cet étonnant coquillage… La construction de l'Opéra fut menée de 1959 à 1973. Elle fut marquée en 1966 par le départ d'Utzon à la suite d'un différend avec le gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud. Au final, 102 millions de dollars australiens auront été nécessaires à la construction de l'Opéra, bien que les prévisions de 1957 avançaient le chiffre de 7 millions (source : Wikipédia). Malheureusement, Utzon ne verra jamais son œuvre terminée de son vivant. Ses héritiers ont été invités récemment pour "faire la paix" avec le gouvernement de NSW (New South Wales, Nouvelle Galles du Sud). On visite sommairement le bâtiment : seul le foyer est accessible, mais il est impressionnant !



Je trouve dans le coin un T-shirt "I love Sydney", c’est donc mon premier achat de touriste australienne ! Et il marque la fin de la journée, car, épuisés, Papa et moi décidons de rentrer à l’hôtel. On a même pris le bus australien comme des grands et sans se planter !

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