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Je suis une jeune trentenaire. Je travaille dans une banque, dans la communication, et j'ai des loisirs variés. J'aime surtout écrire, et c'est principalement pour cette raison que j'ai ouvert ce blog! Vous en apprendrez plus sur moi au fil des "humeurs d'un paradoxe"...

jeudi 3 novembre 2011

14 septembre 2011 – King’s Canyon – Alice Springs

Lever matinal encore une fois, après une nuit pas si mauvaise que ça sous la tente ! Le plus dur a été de s’extraire du sac de couchage et de s’habiller, dans le noir et dans la tente glaciale…
J’ai renoncé à la "balade" de 7km dans la montagne à King’s Canyon. La promenade en question se fait sur des chemins assez escarpés, mais d’après Papa, la vue en valait largement la peine ! Je me suis contentée de la promenade au fond du canyon, très agréable (le lit est à sec, mais on le distingue clairement du paysage, par ailleurs très sec). J’ai même pu me poser tranquillement sur un banc pour écouter le silence…



Retour au camp, branle-bas de combat pour ranger et nettoyer les tentes, déjeuner "buffet" très goûteux, et en route pour 450 km de bus jusqu’à Alice Springs. 



En tout, on aura fait 800km de bus en 3 jours sur la Stuart Highway, autoroute à 2 voies traversant l’Australie de Darwin au Nord à Adélaide au Sud…3000 km ! Et dans l’outback s’il vous plaît : une "station-service" tous les 200km, des routes parfaitement rectilignes au milieu de nulle part… Chapeau aux chauffeurs !



On a fait un arrêt dans un élevage de chameaux. Ce sont des bêtes de somme et de course ; les premiers ont été importés des Canaries dans les années 1830, pour aider à la construction des routes dans le désert. Quand les Australiens n’en ont plus eu besoin, ils les ont relâchés dans la nature… Pour se retrouver rapidement avec un problème de sur-population (environ 1 million de chameaux sauvages) !



Arrivés à Alice Springs (28.000 habitants, plus grande ville à 750km à la ronde…), on a visité la maison d’une peintre aborigène. La pauvreté est saisissante, la masure en ruines ou peu s’en faut, les adultes vêtus de pauvres vêtements et les enfants passablement morveux… Les toiles qu’on a vues sont splendides ! Quel travail de fourmi : elles peignent par petits points, non pas avec un pinceau, mais avec des brindilles ! Une toile en particulier me fait de l’œil, un patient travail de points blancs sur fond noir, comme de la dentelle.




Nous arrivons crevés à l’hôtel, avec une seule et impérieuse envie : UNE VRAIE DOUCHE ! Puis nous sortons dîner chez "Bojangle’s", un saloon à l’ambiance typiquement outback selon les dires du guide. Cette ambiance typique se révèle de goût douteux à nos yeux d’européens, un peu relou et particulièrement déjantée : motard-squelette, peau de crocodile au plafond, cercueil distributeur de cacahuètes dans un coin… 





C’est plein de touristes. Le repas est… à l’avenant de la déco. A faire une fois pour ne pas mourir idiot !

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